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Pour lutter contre les grossesses non prévues, souvent non désirées et éviter une interruption volontaire de grossesse, l’Inspection générale des affaires sociales avait fait délivrer à l’avance aux femmes une contraception d’urgence, ou PCU, c’est-à-dire une contraception de rattrapage utilisable en urgence dans les 3 à 5 jours suivant un rapport sexuel non ou mal protégé.

 

La Haute autorité de santé (HAS) a évalué l’efficacité de la prescription systématique de la pilule de contraception d’urgence sur l’incidence des grossesses non prévues, sur une éventuelle diminution de la contraception régulière et sur les comportements sexuels à risque.

Dans son rapport, la HAS conclut qu’il n’y a pas globalement de preuve de l’efficacité de cette disposition sur le nombre de grossesses non prévues. Mais il n’y a pas d’effet négatif sur la contraception régulière ni les infections sexuellement transmissibles. La HAS recommande une meilleure information, des femmes comme des hommes, sur la contraception d’urgence, via les professionnels de santé mais aussi les programmes d’éducation à la sexualité en milieu scolaire.