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Une étude australienne vient de montrer que le vaccin contre la rougeole n’a aucun lien avec l’autisme. La fin d’un mythe.

L’histoire commence en Grande-Bretagne, en 1998. Un médecin jette un pavé dans la mare en publiant un virulent article dans la revue scientifique The Lancet : selon lui, le vaccin contre la rougeole pourrait causer… l’autisme.

A l’origine de cette étude, l’observation de douze jeunes patients souffrant de maladies intestinales chroniques et d’autisme. Son hypothèse : à cause de la vaccination, le virus de la rougeole s’installerait dans les intestins de l’enfant et causerait une inflammation telle qu’elle affecterait jusqu’à son développement neurologique.

Bien que les études se succèdent pour invalider les conclusions l’article, le mal est fait : les médias relayent l’information et les parents prennent peur. En cinq ans seulement, le taux de vaccination contre la rougeole passe de 92 % à 78 % en Grande-Bretagne.

La fin de la controverse

Aujourd’hui encore, le mythe reste vivace : en France, le taux de vaccination contre la rougeole est d’ailleurs inférieur à 95 %, le seuil pourtant recommandé par l’OMS. Mais une étude conduite par des chercheurs de l’Université de Sydney et publiée dans la revue scientifique Vaccine va sûrement mettre un terme à la controverse.

Après avoir récolté des données sur plus d’un million d’enfants dans le monde entier, la conclusion de l’étude australienne est sans appel : il n’existe aucun lien entre le vaccin rougeole-oreillons-rubéole (ROR) et le développement de l’autisme chez l’enfant.

« Au vu de ces résultats, il n’y a donc aucune raison d’éviter la vaccination », conclut Guy Eslick, professeur associé à l’école de médecine de Sydney. Bien que le plus souvent sans gravité, la rougeole a tout de même causé le décès de 122 000 personnes dans le monde en 2012. Un seul moyen de s’en protéger : la vaccination !