Adopter des attitudes professionnelles dans la petite enfance
Lorsqu’on travaille dans la petite enfance, il est nécessaire d’adopter des attitudes professionnelles afin de répondre aux mieux à leurs besoins et pour pouvoir s’occuper d’eux correctement. On attend des professionnels de la petite enfance des qualités humaines en premier lieu (empathie, amour, partage…) puis des compétences pédagogiques. C’est cela qui forme les attitudes professionnelles permettant de participer sereinement au bon développement des jeunes enfants et à leur épanouissement au quotidien.
Gestes et comportements à avoir envers les jeunes enfants
Ceux souhaitant travailler auprès des jeunes enfants en préparant leur CAP petite enfance ou CAP AEPE (accompagnant éducatif petite enfance) doivent apprendre les attitudes professionnelles à adopter. Cela passe par la posture à la communication ainsi que les gestes du quotidien.
Dans le cadre de la posture, celle-ci a pour effet de rassurer les enfants et de leur montrer que l’on est disponible et présent pour répondre à leurs besoins, surtout les besoins fondamentaux. Par exemple, si un enfant tombe, on se mettra à sa hauteur pour adopter un ton de voix calme en lui disant que ce n’est rien de grave et que s’il en a besoin, il peut nous voir et montrer ce qui ne va pas. Les mots utilisés doivent par ailleurs être simples surtout lorsqu’il s’agit d’expliquer les choses. Si un enfant pleure lorsqu’il arrive à la crèche par exemple, on peut lui dire calmement et simplement : « Oui, ta maman est partie au travail et nous comprenons que tu sois triste, mais il ne faut pas t’inquiéter puisqu’il reviendra te chercher cet après-midi. Toujours concernant les mots utilisés, on privilégiera les pronoms « je » et « tu » lorsqu’on leur parle pour que l’enfant ait une meilleure compréhension de son monde. Cela permet un réel apprentissage de « lui-même » pour l’enfant.
La considération
Une des attitudes professionnelles attendues chez un acteur de la petite enfance, c’est la considération de l’enfant en tant que personne à part entière avec qui il peut discuter sans souci. Ainsi, il accorde une place particulière à chacun d’entre eux en prenant en compte leur histoire personnelle. Par exemple, après un long weekend, un des enfants a passé du temps avec ses grands-parents. Il pourra alors lui demander de raconter comment cela s’est passé. Il se sentira rapidement considéré et cela lui permettra de prendre confiance en lui.
L’attention des professionnels de la petite enfance ne doit pas uniquement porter sur les enfants. Ils devront également adopter des attitudes professionnelles avec les parents, surtout avec eux. Ils peuvent leur parler sans filtre lorsqu’il s’agit des choses qui ont attrait à leurs enfants. Ainsi, le matin comme le soir, ils sont présents et restent disponibles afin de créer un échange autour de la journée vécue par leurs enfants et répondre à toutes les questions qu’ils peuvent se poser concernant le développement et l’épanouissement de leurs bambins.
La bienveillance
Dans certaines circonstances, les enfants peuvent exprimer leurs émotions en ayant des comportements inadéquats, voire saugrenus : crier très fort, griffer, taper, mordre, etc. Lorsque ces moments surviennent, la réponse ne doit pas être la stigmatisation ni la punition en leur disant qu’ils ne sont pas gentils ou qu’ils sont de très mauvais enfants. On aura plutôt un regard bienveillant sur eux ce qui aura pour effet d’entraîner chez lui un autre comportement. Il s’agira alors de l’apaiser et non pas de le punir pour éviter d’intensifier son stress. Ces comportements inadaptés représentent le moyen d’expression des enfants, que ce soit pour leurs besoins, leurs émotions ou encore leurs attentes : demande d’attention, besoin de calme, besoin d’affection… Ceux-ci ne sont pas satisfaits et dans la mesure où les enfants ne savent pas comment exprimer cela d’une manière compréhensible directement par les adultes, ils font une « crise ». Ils ne sont pas méchants, ils ont juste besoin que l’on satisfasse leurs besoins et qu’on les écoute. La bienveillance reste la solution à privilégier tout au long de l’accompagnement des jeunes enfants dans leur développement physiologique, psychologique, social, intellectuel et émotionnel.
Le soutien
Rassurer, consoler, sécuriser, prendre soin… Les acteurs de la petite enfance jouent un rôle majeur en tant que soutien pour les jeunes enfants surtout dans des circonstances pouvant perturber leur équilibre. Grâce à la valorisation des acquisitions par exemple, les enfants se sentiront alors soutenus et auront envie de continuer à découvrir davantage l’environnement les entourant. Le soutien se transcrit également dans les mots que l’on utilise. On favorisera davantage les tournures de phrases positives plutôt que négatives. Ainsi, au lieu de lui dire, par exemple, de ne pas lancer un objet comme une voiture, on lui dira d’essayer de le faire rouler et que s’il souhaite lancer quelque chose, on lui proposera une balle à la place.
Résumé vivant, à picorer sur le CAP AEPE La diversité des parcours prévaut, chaque candidat bricole sa propre route, entre lycée, alternance, accéléré ou à distance… Pas de solution prête à l’emploi, juste des chemins, Lire la suite...
En bref : la polyvalence, c’est le nerf de la guerre, avec ce besoin d’anticiper l’imprévu, soutenir l’équipe et jongler entre hygiène, sécurité, pédagogie et animation (sans oublier, oui, de consoler au bon moment). le Lire la suite...
En bref : l’essentiel du salaire d’assistante maternelle Le métier d’assistante maternelle n’a rien d’un simple babysitting : c’est sécurité, éveil, repas à préparer, journée à raconter, réglementations à suivre, le tout dans une vraie maison-laboratoire où Lire la suite...