Où travailler avec un CAP pâtisserie ?
Le CAP pâtissier est le premier diplôme ouvrant les portes du fabuleux monde des gâteaux, entremets, petits fours et autres. Il s’agit d’un diplôme d’État accessible à tous sans prérequis de diplôme – il suffit d’avoir terminé sa dernière année de collège et d’avoir 16 ans au minimum le jour de l’examen. L’avantage avec ce certificat, c’est qu’il permet de travailler directement après son obtention – ce CAP est très populaire depuis quelques années et il est très recherché par les entreprises qui sont de plus en plus nombreuses dans le secteur. Après avoir obtenu le diplôme, il est possible de travailler dans différentes structures.
Dans une structure spécialisée
Métier éveillant les papilles, le pâtissier peut exercer dans différentes structures. Après avoir obtenu son CAP pâtissier, on peut immédiatement entrer dans le monde du travail et faire nos preuves dans une pâtisserie artisanale, dans une pâtisserie-boulangerie, dans une pâtisserie chocolaterie ou encore dans une glacerie artisanale, dans le rayon pâtisserie d’une grande et moyenne surface, ainsi que dans la restauration commerciale ou la pâtisserie industrielle.
Actuellement, la pâtisserie artisanale reste la plus grande source d’emploi en pâtisserie en France. La grande distribution alimentaire, quant à elle, représente un canal de vente commercialisant un nombre croissant de pâtisseries. On peut facilement se faire une place au rayon pâtisserie dans une grande surface. Sinon, il existe également des débouchés pour les pâtissiers dans le secteur de l’hôtellerie-restauration, notamment en pâtisserie de luxe, mais les places sont difficiles d’accès pour les nouveaux diplômés qui doivent d’abord faire leur preuve dans une structures plus petites ou encore passer des concours pour décrocher un prix et attirer l’attention de grandes structures.
Dans une entreprise de traiteur
Les métiers de bouche sont en constante évolution, surtout le secteur du traiteur. Si les clients ne viennent pas au pâtissier, c’est à lui de venir vers eux. Ainsi, un nouveau diplôme du CAP pâtissier peut travailler avec un traiteur en s’occupant des tours, petits fours secs et moelleux ainsi que des entremets et des petits gâteaux pour différents évènements tant particuliers que professionnels : mariage, anniversaire, colloque, promotion… Par ailleurs, une entreprise de traiteur peut être entièrement dématérialisée, c’est-à-dire ne pas avoir de local et proposer uniquement un service de livraison de plats cuisinés et de pâtisserie. Le pâtissier peut alors signer plusieurs contrats, mais à la seule condition de pouvoir les honorer puisqu’il est fort probable qu’à certaines dates et périodes de l’année (Pâques, Noël, Nouvel An…), il peut être surbooké de commandes.
Partir à l’étranger
Le CAP pâtissier est un diplôme reconnu par l’État et dans la mesure où la pâtisserie française a le vent en poupe à l’étranger, que ce soit aux États-Unis, dans les pays arabes ou encore en Asie, il est tout à fait possible de trouver des débouchés à l’étranger pour un détenteur du CAP pâtisserie. Pour des enseignes françaises ou locales, ou encore des restaurants étoilés, les jeunes diplômés ont la possibilité de s’expatrier facilement avec ce certificat d’aptitude professionnelle. Il est cependant recommandé de maîtriser la langue locale ou au minimum l’anglais pour pouvoir exercer correctement et s’adapter à la culture afin d’adapter son offre.
En gros, le simple fait d’être français, pâtissier et de parler anglais peut suffire amplement pour se faire embaucher dans un établissement à l’étranger. D’ailleurs, les grands chefs pâtissiers français que l’on connaît ont, pour la plupart, eu une ou de nombreuses expériences professionnelles à l’étranger, principalement dans de grands restaurants et hôtels à New York, Tokyo, Hong Kong ou encore Pékin, Dubaï, Porto Rico et Bangkok.
Chez soi en tant qu’auto-entrepreneur
Une autre manière d’exercer son métier de pâtissier après avoir obtenu son CAP, c’est de monter son propre établissement. En autoentrepreneuriat, on peut alors débuter sur le marché en vendant nos propres créations auprès du grand public sans passer par la location d’un local – sinon ce serait la même chose que la pâtisserie artisanale. On peut louer un stand au marché, faire de la vente en ligne, lancer un food truck dédié à la pâtisserie…
Loin de l’expérience en apprentissage (alternance principalement), monter sa propre structure nécessite également d’avoir des compétences en gestion d’entreprise puisque ce sera au jeune diplômé de prendre en charge toute la partie administrative, commerciale et comptable. Il faut d’autant plus prendre en considération les exigences concernant l’hygiène et suivre une formation HACCP (hazard analysis critical control point ou en français analyse des dangers et maîtrise des points critiques).
Cependant, contrairement à un contrat en tant que salarié dans une pâtisserie ou une autre structure, le statut d’autoentrepreneur signifie par ailleurs une certaine instabilité dès la fin du diplôme puisque ce sera au jeune diplômé de tout faire pour que son entreprise fonctionne. C’est d’ailleurs pour cette raison que de nombreuses personnes se lancent seulement après avoir accumulé quelques années d’expérience dans différentes structures : pâtisserie artisanale, restauration collective, pâtisserie industrielle… Cela leur permet d’avoir de l’expérience dans différents domaines de la pâtisserie pour pouvoir appliquer ce qu’ils ont acquis dans leur propre entreprise.